La crise est bien plus grave que prévue aux
Etats-Unis et de fait, il s’avère que le pays le plus puissant de la planète s’oriente vers une récession grave, la plus longue depuis 1945 selon de nombreux économistes.
Ainsi, le chômage a atteint son plus haut niveau depuis 16 ans. Vendredi, le chiffre publié était dur à avaler puisque 2,6 millions d’emplois ont été perdus en 2008 dont 585 000 rien que pour le mois de novembre. Selon certains économistes, la tendance devrait se poursuivre en 2009 avec 6,5 millions d’emplois perdus. Le taux de chômage se situerait donc entre 9 et 10 % alors qu’il est de 7,2 % actuellement.
Cette fois pourtant, tous les pans de l’économie sont touchés et pas seulement la finance et l’immobilier et qu’outre les grandes entreprises, de nombreuses PME mettent la clé sous la porte. Il faut savoir de plus qu’aux Etats-Unis, la limite de l’indemnisation pour un chômeur est de 26 semaines, ce qui permet de dire que la population exclue va certainement augmenter de manière dramatique d’autant plus que les personnes à faible revenu n’ont guère d’assurance-maladie. Par ailleurs, huit millions de personnes sont concernées par le travail partiel subi. Désormais, un salarié sur cinq est touché par la crise.
Le plan d’aide de 700 milliards de dollars pour sauver les finances de l’administration Bush est sévèrement critiqué.
Barack Obama a ainsi demandé qu’il soit réexaminé, car, comme en France, même si les banques ont été aidées, elles ne prêtent toujours pas aux entreprises et aux ménages. Parallèlement, des milliers de propriétaires insolvables sont expulsés de leur logement. Ils ont été comptabilisés à 4,6 millions et la plupart d’entre eux sont aussi touchés par le chômage.
Le plan Obama prévoit au moins 800 milliards de dollars qui seront consacrés à l’emploi avec un allongement de la durée d’indemnisation et une remise fiscale pour les PME de 3 000 dollars pour toute nouvelle embauche. De grands chantiers d’infrastructures vont être aussi lancés avec comme objectif, la création de trois millions d’emplois en deux ans dont 80 % dans le secteur privé. À noter aussi que l’augmentation faramineuse de la dette américaine et l’aggravation du déficit commercial américain n’arrangent pas les affaires du nouveau Président qui doit entrer en fonction le 20 janvier, soit dans 10 jours.

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