Près de Nantes, à Chantenay, un drame s’est déroulé lundi soir 7 septembre 2009. Un quinquagénaire abritait un ami depuis plusieurs mois dans un appartement situé dans le Bas-Chantenay. Les deux hommes, des marginaux, se seraient disputés et l’homme aurait alors tué son ami de 23 coups de couteau… Le meurtrier s’est alors à des voisins en disant avoir égorgé son ami et ce sont les voisins qui ayant vu « une mare de sang » dans l’appartement, ont averti la police.
Seulement voilà, la police est bien arrivée sur les lieux mardi matin mais n’ont rien fouillé et ont accepté sans mot dire, la version de l’homme qui disait avoir renversé une bouteille de vin… Les voisins n’en sont pas restés là et après le départ de la patrouille, ont à nouveau téléphoné… Une seconde patrouille s’est à nouveau déplacée en fin d’après-midi et elle a finalement trouvé le corps de la victime décédée dans la baignoire…
Le Procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, a bien admis qu’ « il est assez surprenant de ne pas faire la différence entre du vin et du sang » en écartant une « négligence coupable » (l’homme étant déjà mort à l’arrivée de la police) et en mentionnant « une erreur professionnelle, avec peut-être un manque de curiosité et une enquête de voisinage menée à la va-vite ».
Il a aussi indiqué que chaque jour, les « gendarmes et policiers vérifient avec un grand professionnalisme les vraies et fausses alertes ».
Cela dit, l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie mercredi soir pour en savoir plus sur le déroulement de cette intervention policière.

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