Alors que l’île est sous tension depuis un peu plus de deux semaines, le carnaval doit se dérouler de dimanche à mercredi prochain. Or, chaque année, ce sont plus de 50 000 Martiniquais qui envahissent les rues de Fort-de-France pour danser, chanter et défiler.
Le député-maire de Fort-de-France, Serge Letchimy, a décidé de maintenir les festivités ce qui fait polémique. En effet, les maires des autres communes martiniquaises ont eux, choisi d’annuler le carnaval en raison de la grève générale et des manifestations qui ont lieu sur l’île.
Catherine Conconne, adjointe au maire en charge de la sécurité a expliqué : « Personne ne pourra empêcher que des milliers de carnavaliers viennent défiler dans les rues de Fort-de-France avec toute l’anarchie que cela entraînera. Le carnaval se fera avec nous ou sans nous. Donc, nous préférons agir que subir et encadrer la manifestation ».
Les syndicats de policiers ont exprimé leurs inquiétudes comme Victor Zadick du syndicat Synergie Officiers : « On ne prépare pas un carnaval en quatre jours ! Le travail n’a pas été fait en amont car nous sommes mobilisés sur la grève depuis le 5 février ». Même son de cloche chez Alliance qui veut appeler les décideurs « à prendre leurs responsabilités en cas de dérapages ». Quant au syndicat SGP/FO, il a prévenu que les policiers n’interviendraient pas si la sécurité des policiers était menacée. Le préfet, Ange Mancini, a répondu dans un communiqué « que la police nationale exécutera les missions qui lui seront fixées par sa hiérarchie ».
Sauf contrordre, le carnaval aura donc bien lieu. Le syndicat Alliance a ajouté : « Peut-on à la fois revendiquer contre la vie chère et, en même temps, donner l’image d’une
Martinique qui chante et qui danse ? ».

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