Johnson Aziga, 52, originaire d’Ouganda, est un ancien salarié du Ministère de la Justice d’Ontario. Il savait depuis 1996 qu’il était porteur du
virus du sida mais cela ne l’a pas empêché d’avoir des relations sexuelles avec onze femmes sans les prévenir et sans utiliser de
préservatif. Suite à cela, sept femmes sont devenues séropositives et deux d’entre elles sont décédées des suites de pathologies liées au sida.
Si la défense a fait valoir que le prévenu était dépressif, angoissé,
alcoolique et qu’il n’avait pas délibérément voulu mettre en danger la vie de ces femmes, le jury en a décidé autrement. Le jury, composé de neuf hommes et de trois femmes, a en effet jugé que Johnson Aziga, était coupable de meurtre avec préméditation pour avoir transmis le VIH à ces femmes. Les jurés ont aussi relevé dix cas d’agression sexuelle grave.
C’est donc une première au
Canada comme l’a indiqué l’avocate du Ministère public : « Cela crée un précédent car nous avons maintenant un verdict de culpabilité de meurtres au premier degré impliquant la transmission du VIH ». La peine va être annoncée en mai.

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