Capturés dans la nuit du 30 au 31 octobre sur un navire pétrolier du groupe Bourbon par des rebelles, dix otages ont pu rejoindre Yaoundé lundi soir. Les deux otages
Camerounais sont restés dans leur pays.
Les sept otages français et l’otage
Tunisien sont arrivés hier soir à Roissy.
Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, et les ambassadeurs du Cameroun et de la Tunisie ainsi que les familles les ont accueillis à l’aéroport. Tous les otages vont bien.
Bernard Kouchner a fait part de sa « gratitude aux autorités camerounaises en en particulier au Président Paul Biya, dont la mobilisation constante a permis la libération des dix otages ». Il a également salué les autorités
Nigérianes. Aucune information supplémentaire n’a été donnée sur les conditions de cette libération.
Cette affaire a mis l’accent sur les différends qui opposent le Cameroun et le Nigéria à propos d’un conflit territorial même si on ne connaît pas les motivations exactes des rebelles dénommés les « Bakassi Freedom Fighters » (les combattants de la liberté de Bakassi). Les otages avaient été enlevés dans la presqu’île de Bakassi, située à la frontière entre les deux pays, ce qui fait l’objet d’un contentieux entre le Cameroun et le Nigéria. En effet, suivant une décision du tribunal international de
La Haye, le Nigéria avait cédé ce territoire au Cameroun, provoquant ainsi la colère de plusieurs groupes rebelles.

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