Tous les ans c’est le même débat. Alors que l’ARS (allocation de rentrée scolaire) est en cours de versement depuis le 19 août 2009, deux associations de familles se disputent sur le coût réel de la rentrée scolaire. Pour Familles de France, la baisse du coût de la rentrée est de 8,7 % cette année alors que pour la Confédération syndicale des familles, la baisse ne serait que de 0,87 %. Pour chaque association, des adhérents relèvent des prix dans leur ville durant la 2me quinzaine de juillet : 200 familles relèvent les prix pour la CSF et 400 pour Familles de France.
À la CSF, selon Libération, les sondeurs ont le droit de choisir les articles : pas de plus cher, pas de moins cher mais une prise en compte du mode de vie, des goûts pour calquer l’étude à la réalité. On y inclut aussi les transports, la cantine, les assurances, etc. Pour la CSF : « L’objectif c’est vraiment de mesurer le poids de la rentrée dans le budget de septembre ». Ainsi, 4 785 produits sont pris en compte pour en faire une moyenne.
Par contre, chez Familles de France, les sondeurs relèvent les prix de 46 articles « les plus couramment demandés par des professeurs à un élève entrant de sixième » (soit les fournitures mais aussi des articles de sport). L’association indique : « Nous demandons aux enquêteurs de respecter scrupuleusement la désignation de l’article et de relever le prix de référence correspondant au bon rapport qualité prix pour une durée d’utilisation d’au moins un an ».
Évidemment, ces deux méthodes sont à l’opposé l’une de l’autre et c’est pourquoi on note un tel écart dans les résultats !
En outre, il faut aussi préciser que la CSF prend en compte les différents niveaux d’études et que là encore, des différences sont véritablement notables entre un élève entrant en maternelle, en sixième ou en BEP industriel alors que Familles de France ne calcule le coût de la rentrée que pour un élève entrant en 6me.
Reste qu’il semble évident que l’ARS doit davantage prendre en compte l’âge et la classe des élèves. Par exemple, donner 287 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 297 euros pour un collégien et 306 euros pour un lycéen, est un non-sens étant donné les coûts différents des scolarités. Cette année 2,9 millions de familles aux revenus modestes ont pu toucher cette allocation alors que le coût moyen de la rentrée est de 174,23 euros pour Famille de France et de 165,92 euros pour la CSF pour un élève entrant en 6me… Ne faudrait-il pas donner moins pour des enfants de 6 à 10 ans et plus pour les collégiens et les lycéens ?
En outre, pourquoi les lycéens de 18 ans et les étudiants sont-il exclus de l’allocation de rentrée scolaire ?... La famille d’un lycéen boursier de 17 ans va toucher 306 euros alors que la même famille d’un lycéen boursier de 18 ans ne va rien toucher du tout (et les redoublements dans le cursus scolaire sont assez fréquents) ! Et un étudiant boursier ou non (en fonction des revenus) n’a-t-il pas lui aussi le droit d’être aidé pour poursuivre ses études ?