Vous vous souvenez sans doute, du bateau de pêche qui a coulé, en 2004, le chalutier Bugaled Breizh, les parents des disparus, vont demander, par l’intermédiaire de leur avocat respectif, qu’une enquête supplémentaire soit diligentée, auprès du juge d’instruction en charge du dossier. En effet, les parents veulent connaître et faire vérifier la position de tous les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) français et étrangers, le jour du drame. Résumé des faits, le 15 janvier 2004, un chalutier de Loctudy dans le
département du Finistère, avait coulé avec ses cinq marins à bord, au large de l'Angleterre, dans une zone où se déroulaient des exercices de l'Otan.
Les deux premiers magistrats chargés de l'affaire avaient indiqué aux parties civiles, en juillet 2008, que l'hypothèse d'un naufrage après une croche avec un sous marin d’attaque, était « hautement probable », s'appuyant, pour cela, sur un rapport d'expert.
Les deux juges avaient cependant déposé en août un avis de fin d'instruction, avant leur départ du Tribunal de Quimper. Les parties civiles ont jusqu'au 19 novembre 2008, pour demander de nouvelles investigations aux magistrats qui ont repris le dossier.
Selon l’un des avocats des familles, que je cite, « Les juges doivent demander à la France la position de ses sous marins, le jour du naufrage et on va demander des commissions rogatoires vers les pays qui en disposent, notamment l’Angleterre, les
Etats-Unis, la
Russie et pourquoi pas
la Chine », « Nous avons fait 90% du chemin vers la vérité, il ne faut pas arrêter les investigations », cet avocat va aussi demander l’audition du chef d'état-major de la Marine à l'époque des faits et l’audition de la ministre de la Défense de l'époque, Michèle Alliot-Marie.
Les parties civiles, familles, armateur et comité des pêches du Guilvinec, ont toujours été persuadés de l'implication d'un sous-marin, mais en 2006, le Bureau enquête accidents Mer avait conclu à un accident de pêche. Le procureur de la République de Quimper avait alors déposé, avant son départ du tribunal, des conclusions écartant la thèse du sous-marin au profit de l'accident de pêche. Il va falloir cette fois ci, connaître la vérité sur ce drame qui a laissé des familles et des orphelins dans le désespoir d'avoir perdu l'un des siens !.