Petit rappel, le Bois de Vincennes, est situé dans le 12° arrondissement de Paris, c’est le plus grand espace vert de la Capitale. Ce bois, fut aménagé sur ordre de Napoléon III, entre les années 1855 et 1866, par un ingénieur des Ponts et Chaussées, Jean-Charles Adolphe Alphand. Le Bois de Vincennes, a était le témoin de beaucoup d’épreuves des Jeux Olympiques d'été de 1900, l'Exposition coloniale de 1931, Le Bois de Vincennes, va t-il devenir le mouroir des SDF ?
Le Bois de Vincennes, depuis de nombreuses années, a vu nombre de routes se fermaient à la circulation automobile, il devait devenir le lieu réservé à la promenade des citadins parisiens et des cyclistes.
Ce Bois de Vincennes, devient maintenant le campement quasi invisible des SDF, qui y ont construits des abris de fortune à l'écart des sentiers. Des cabanes faites de bric et de broc, des tentes, sur l’une de ses cabanes on peut y lire sur un panneau, « la maison du bonheur », « Savoir se contenter de ce qu'on a, c'est ça être riche »…, Certains des de ces « Sans domicile fixe », comme on les appelle, vivent en groupe, d’autres seul. C'est dans l'un de ces cabanons que Francis est décédé. Son corps « en état de décomposition avancée », selon la préfecture de police de Paris, a exclu dimanche une mort due au froid, n'a été retrouvé que samedi. Un autre de ses SDF, y est aussi mort dans le Bois de Vincennes, il y a quinze jours, à l’arrivée du froid. On y trouve maintenant, toute la misère du monde, les sans abris, qui sont-ils, des marginaux, des sans papiers, mais pas seulement, il y a aussi des « jeunes couples qui travaillent », mais qui sont dans l’impossibilité de trouver un logement dans la capitale.
Selon le collectif des Morts de la rue, 150 à 200 personnes vivent dans le bois de Vincennes, depuis plusieurs années pour certains. Des associations comme Médecins du monde, le Samu social ou la brigade d'assistance aux personnes sans abri (Bapsa) de la préfecture de police de Paris interviennent, « mais uniquement de jour ».
Un SDF, prénommé Thierry, qui connaissait Francis qui n’avait que 50 ans, explique à un journaliste, qu’il prenait de temps en temps, le café avec Francis, qu'il avait vu « il y a quinze jours ». Sa mort a été « un choc », en retenant ses larmes devant la cabane de son ancien voisin. Il dit aussi, que les relations entre les sans-abri du bois sont parfois difficiles. « Il faut faire sa place, il y a de la méfiance les uns envers les autres, il y a de la haine, de la jalousie » !.
Le collectif des Morts de la rue, informe que 150 SDF sont morts dans la rue,ces six derniers mois en France. Le Collectif craint que le bois ne devienne un mouroir pour SDF et demande que des mesures soient prises. Une autopsie aura lieu lundi pour déterminer les circonstances de la mort de Francis.
Une mobilisation des services de l’Etat et de la ville de Paris, devrait avoir lieu, Christine Boutin a expliqué qu'elle «va avoir avec la ville de Paris une réunion de travail sur des solutions d'hébergement innovantes afin de mettre à l'abri des personnes vivant depuis plusieurs années dans le bois de Vincennes ». Le communiqué ne précise pas la date de cette réunion de travail qui aura lieu «dans le cadre des actions menées pour les personnes sans-abri avec l'ensemble des partenaires».
«L'objectif, ajoute le communiqué, est de leur (sans-abri) assurer un hébergement et de permettre aux travailleurs sociaux de poursuivre le travail de soutien à ces personnes et de leur proposer une orientation durable». «Afin d'intensifier le travail déjà engagé dans le Bois de Vincennes, une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) va être engagée dans les jours à venir, à la suite d'un appel d'offres conjoint de la Ville de Paris et du ministère du Logement et de la Ville lancé au mois de septembre.
La question reste toutefois posée, pourquoi attendre tous les ans que des SDF meurent de froid ou d'autres choses d'ailleurs ? pour agir, depuis des années et des années la situation perdure... et cela ne va pas en s'arrangeant. Des familles entières avec des enfants, se retrouvent dans la rue, couchent dans des voitures, dans le hall d'immeubles, dans des caves ... faute d'avoir été expulsées de leur logement, n'ayant pas trouver de structures d'accueil adaptées. Il y a de plus en plus de pauvres ! non seulement chez les SDF, mais chez les travailleurs, les retraités, qui pour certains vivent en dessous des minimas sociaux. Tout le monde, à l'heure actuelle peut se retrouver, du jour au lendemain à la rue, sans toit, il est temps de bouger sérieusement ... aussi bien l'Etat que tous les français, il faut faire preuve de plus de solidarité. La crise mondiale, n'arrangera pas la situation ! Il faut faire son examen de conscience.