Souvenez-vous. C’était en 1994. 800 000 Rwandais d’ethnie Tutsi étaient massacrés (enfants, femmes, hommes, jeunes, vieux) ainsi que des Hutus modérés, par les Rwandais d’ethnie Hutu et ce, en trois mois...
Or, le colonel Théoneste Bagosora, directeur de cabinet du ministre de la Défense au moment des massacres, et d’ethnie Hutu, n’a jamais admis la notion de génocide. En 1993, en Tanzanie, il aurait affirmé revenir au pays pour « préparer l’Apocalypse » face à la rébellion du Front patriotique rwandais dirigé par Paul Kagamé. La mort du Président Juvénal Habyarimana, Hutu, le 6 avril 1994 dont Bagosora était très proche, avait été le prétexte du début du génocide intenté contre les Tutsis.
Bagosora, poursuivi par les armées du Front patriotique rwandais, s’enfuit vers le
Cameroun. Il y sera arrêté en mars 1996.
Bagosora, présenté comme le cerveau du génocide, n’a pas été le seul condamné puisque ses comparses Ntabakuze et Nsengiyumnva ont également été condamnés à la prison à vie par le Tribunal pénal international pour le Rwanda, tribunal installé à Arusha en Tanzanie. Le motif de la condamnation est « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».
Bagosora a également été reconnu coupable du meurtre du Premier ministre de l’époque ainsi que de dix casques bleus belges mais aussi de dirigeants politiques opposants. Il a également été reconnu coupable de massacres de Tutsis dans Kigali et dans la région de Gisenyi d’où il est originaire.
Il aura fallu 14 ans pour que la justice soit enfin faite !
Bagosora a nié en bloc et a annoncé qu’il faisait appel.

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