Après la mort de Yakou Sonogo, 18 ans, à Bagnolet en Seine-Saint-Denis, suite à une course-poursuite avec des policiers alors qu’il était en moto, les rumeurs vont bon train et ses copains accusent la police. Certains affirment que la roue arrière de la moto a été percutée par le véhicule de police. D’autres disent : « Les responsables, c’est la police. Que Yakou soit mort tout seul ou parce qu’il a été percuté, de toute façon, c’est parce qu’il avait peur »… Ce qui n’est évidemment pas l’avis du syndicat policier Alliance qui insiste sur le fait que la moto conduite par le jeune homme était un modèle très rapide que les voitures sont incapables de suivre. La colère est donc montée d’un cran hier soir et quelques incidents se sont produits à Bagnolet sans affrontement avec les forces de l’ordre. Cinq voitures ont été incendiées.
L’IGS, Inspection générale des services et l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale tentent de faire toute la lumière sur cette triste affaire. Philibert Demory, procureur adjoint de Bobigny, a demandé une expertise de la moto et de la voiture conduite par les policiers. Yakou Sonogo tentait d’éviter un véhicule banalisé de la BAC et c’est alors qu’il a foncé dans un mur de béton. Ce véhicule sera lui aussi analysé. Selon les premiers résultats de l’autopsie, le jeune homme est mort d’un « traumatisme thoracique profond, dû au choc avec le pilier de la rambarde métallique ».
Face à la colère et aux versions différentes de l’accident, Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, a promis une « enquête honnête et approfondie »… Cela suffira-t-il à calmer les esprits ?
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