Suite à un audit interne des comptes de l’Armée du salut, une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris en octobre 2007. On a relevé des « irrégularités de gestion dans les comptes de la fondation et des questions sur la déontologie de certains dirigeants ».
Les policiers de la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique) ont également attiré l’attention sur les agissements de François Renaut, commissaire aux comptes de l’Armée du salut durant vingt ans. Les enquêteurs ont relevé « des indemnités de départ d’un directeur licencié, jugées disproportionnées » ainsi que « les liens familiaux que la directrice financière entretenait avec un fournisseur » et « des fonds publics indûment perçus ».
Autre point soulevé, les salaires très élevés des cadres et dirigeants « près de deux fois plus élevés qu’à
Médecins sans frontières », soit 90 000 euros nets par an.
Fondation reconnue d’utilité publique en 2000, l’Armée du salut n’a jamais été contrôlée par la
Cour des comptes et les représentants du Ministère des affaires sociales, membre du conseil d’administration, n’auraient jamais participé à aucune réunion en dix ans.
Selon « Le Parisien » qui a soulevé l’affaire, à l’étranger aussi la gestion de la fondation a été mise en cause et notamment en
Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Suisse.
Plusieurs faits sont cependant prescrits et d’autres faits dénoncés par les auditeurs en mai 2007 n’ont pas été véritablement établis.
Cela dit, le Parquet de Paris peut faire citer les personnes concernées devant le
tribunal correctionnel. Il peut aussi choisir l’ouverture d’une information judiciaire ou… Classer l’affaire sans suite !

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