Dans certaines régions, les
CAF ont du mal à suivre. C’est le cas en région parisienne comme en PACA. Par exemple, la Caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône compte actuellement plus de 30 000 dossiers en attente mais ce chiffre est déjà monté jusqu’à 53 000 début mars !
On évoque une erreur informatique interne mais la cause principale de cet engorgement est un nouvel afflux d’allocataires qui ont déposé de nouveaux dossiers ou qui veulent les réactualiser suite à la crise qui provoque licenciements et chômage partiel. C’est ce qu’a reconnu la Caisse nationale d’allocations familiales hier. Cela dit, un bogue informatique a aussi agi car il bloquait la transmission des données sur les ressources de certains allocataires de la part du fisc vers la Caisse nationale. Ainsi, 45 000 allocataires n’ont pas pu recevoir leur APL (
aide personnalisée au logement). Actuellement 8 000 dossiers sont encore bloqués car les agents n’ont pu récupérer les déclarations de ressources. À noter aussi que le renforcement des mesures de lutte contre la fraude est pour partie également responsable de ces retards, cette nouvelle mission entraînant plus de travail pour les agents.
Pour résoudre ce problème, certaines caisses ont diminué les horaires d’accueil que soit de visu ou par téléphone, pour se consacrer à résorber le nombre de dossiers en souffrance. De même, d’autres caisses sont obligées d’employer des
CDD pour faire face aux retards mais aussi à l’afflux de nouvelles demandes. Quant aux personnels, ils jouent le jeu et n’hésitent pas à faire des heures supplémentaires en travaillant le samedi par exemple car ils savent que derrière un dossier et un numéro, il y a une personne ou une famille qui peut vivre des difficultés dramatiques.

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