Airbus A330 l'avion
L’Airbus A330 est un avion long-courrier dont le premier vol a été effectué le 2 novembre 1992. Il possède deux réacteurs, est de moyenne capacité, et partage son programme de développement avec l’Airbus A340 qui lui, possède 4 réacteurs. Il est réputé pour être un avion très sûr. Le vol 447 d’Air France qui fait l’objet d’une disparition aujourd’hui est de type A 330-200 (modèle inauguré en 1998). Il peut parcourir au maximum 12 500 km. L’Airbus A330-200 concurrence directement le Boeing 767-300 ER. D’une capacité moyenne, il est utilisé pour des lignes long-courrier grâce à son faible coût d’exploitation et ses bonnes capacités opérationnelles. De fait, étant donné sa très bonne réputation, ses ventes ont beaucoup augmenté ses derniers temps. En mai 2008, l’on comptait 516 ventes fermes (sans oublier les versions en fret et les ravitailleurs). Le succès est tel pour cet avion, que la compagnie Airbus a dû augmenter ses capacités de lignes d’assemblage à neuf appareils par mois. Malgré l’arrivée du nouvel A 350-800 XWB, son succès n’a pas été démenti et il est prévu que l’Airbus A330 soit encore construit durant plusieurs années.
Airbus A330 Air France
L’Airbus A330-200 du vol 447 d’Air France du 31 mai 2009 était jeune puisqu’il a été mis en service le 25 février 2005. Son dernier contrôle datait d’avril dernier. Immatriculé F-GZCP, il avait décollé de l’aéroport de Rio de Janeiro au Brésil à minuit heure française avec à son bord 228 personnes : 216 passagers (dont 7 enfants et un bébé) et 12 membres d’équipage et devait arriver à Paris Roissy le 1er juin à 11 h 10. Le dernier contact avec le centre de contrôle de la zone Atlantique avec l’appareil eut lieu à 3 h 33 (1 h 33 UTC), l’équipage disant se trouver à 565 km de Natal au Brésil. Il était prévu qu’il entre dans l’espace aérien géré par Dakar à 2 h 20 UTC. L’appareil ne fut plus répertorié par les écrans radars à 1 h 48 UTC. En effet, cette zone de l’Atlantique n’est pas couverte par les radars au sol, ceux-ci ayant une portée de 500 km. Il était à environ 11 000 m d’altitude. On sait que le vol 447 d’Air France a dû traverser une période de fortes turbulences, ce qui est assez fréquent dans cette zone, vers 2 h UTC soit 4 h heure française. L’avion a ensuite émis des messages automatiques de panne à 4 h 14. Ces messages faisaient état d’un dysfonctionnement électrique ainsi qu’une dépressurisation rapide.
Le contact radio promis à 2 h 20 UTC (4 h 20 heure française) n’ayant pas été reçus par les contrôleurs aériens brésiliens, une procédure d’alerte fut aussitôt mise en œuvre. On sait aussi qu’au moment de sa disparition, l’Airbus A330 traversait de fortes turbulences et qu’il se trouvait dans une zone de convergence intertropicale.
Airbus A330 et balises de détresse
Aucune des trois balises de détresse n’a été perçue par les satellites Cospas-Sarsat, aucun appel du pilote n’a été reçu.
Pour l’instant, des avions sont à la recherche d’éventuels débris tandis qu’un avion aurait aperçu des points orange dans la zone incriminée au large du Cap-Vert.
Informations
A bord se trouvaient sur la base des informations données par les autorités Brésiliennes : 72 Français (61 passagers et 11 membres d’équipage) – 59 Brésiliens (58 passagers et 1 membre d’équipage) – 26 Allemands – 9 Chinois – 9 Italiens – 6 Suisses – 5 Libanais – 5 Anglais – 4 Hongrois – 3 Irlandais – 3 Norvégiens – 3 Slovaques – 2 Américains – 2 Espagnols – 2 Marocains – 2 Polonais et enfin 1 passager pour chaque pays suivant : Afrique du Sud – Argentine – Autriche – Belgique – Canada – Danemark – Estonie – Croatie – Gambie – Islande – Pays-Bas – Philippines – Roumanie – Russie – Suède et Turquie. À bord se trouvaient le PDG de la filiale d’Amérique du Sud de Michelin ainsi que deux cadres de l’entreprise. Etaient aussi à bord le président de la filiale brésilienne de ThyssenKrupp (entreprise allemande sidérurgique), le prince Pedro Luis d’Orléans et Bragance (héritier de la famille impériale du Brésil) et trois cadres de StatoilHydro15, compagnie pétrolière norvégienne. Le pilote avait 11 000 heures de vol à son actif et les deux co-pilotes étaient aussi des professionnels expérimentés.
Voilà tout ce que l’on peut dire pour l’instant. Tout le monde se perd actuellement en conjectures et en explications hasardeuses sans que l’on sache exactement ce qui s’est passé. Tout le reste n’est que supputations et parlottes à n’en plus finir sur les causes de que l’on ne peut encore appeler un crash tant que l’avion n’aura pas été retrouvé.

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