C’est aujourd’hui que paraît au Journal Officiel le décret modifiant le Code de la santé publique, et permettant la vente en pharmacie de 217 médicaments, sans ordonnance ; dont la liste est révélée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Vous pourrez par exemple vous procurer dans votre pharmacie préférée des produits de sevrage nicotinique Nicorette, du sirop pour les maux de gorge Humex ou des anti-inflammatoires Nurofen…
Une polémique voit déjà le jour entre les pharmaciens et les laboratoires en ce qui concerne les tarifs appliquée sur ces produits.
Contrairement à leurs engagements, les industriels du médicament ont ainsi affirmé qu’ils ne baisseraient pas les prix de leurs produits avec la mise en œuvre du libre-accès, arguant du fait que la concurrence est déjà effective dans ce domaine et que les prix sont déjà bas, ce qui a fait réagir les pharmaciens.
« Ce sont les laboratoires qui ont poussé les pouvoirs publics à autoriser le libre-accès, en faisant valoir justement que cela ferait baisser les prix », explique le secrétaire général de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, Gilles Bonnefond.
« S’ils refusent de les réduire, nous demanderons aux fabricants de génériques de nous proposer des gammes complètes de médicaments sans ordonnances moins chers », menace-t-il.
Si les industriels attendent de cette opération une augmentation significative de leur chiffre d’affaires, ils jugent la liste des médicaments sans ordonnance trop restrictive, puisqu’elle ne comporte que 7% des 3 000 produits d’automédication sur le marché. Ils déplorent en outre que certaines pathologies soient ignorées, comme la migraine par exemple.
Les pharmaciens vont bientôt devoir pousser les murs…

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