Hier après-midi, devant les portes de la 17è chambre correctionnelle du Palais de Justice de
Paris, l’effervescence régnait encore !
Kemi Seba (ou Stellio Capochichi) entouré de ses amis comparaissait pour « participation au maintien ou à la reconstituion ouverte ou déguisée d’un groupe dissous ».
En effet, malgré la dissolution par décret présidentiel en juillet 2006 (sur proposition de
Nicolas Sarkozy, Ministre de l’intérieur à l’époque) de ce « groupuscule noir ultraradical à caractère antisémite », il lui était reproché d’avoir refondé la « Génération Kemi Séba » !
Hier, l’accusé a démenti tout acte antisémite lors d’une manifestation en soulignant qu’il s’agissait d’une protestation faisant suite à des violences subies par les jeunes noirs en marge d’une cérémonie organisée en mémoire d’Ilan Halimi.
Il poursuivit en disant que, « la Génération Kemi Seba a une vocation politique », puisque parmi les membres du groupe, « l’on trouve des musulmans, des catholiques et même des juifs.. ».
L’ex-leader de la Tribu K continue en déclarant qu’il n'a « rien d’un antisémite », mais il « combats le sionisme qui correspond à une forme d’impérialisme ».
Pour l’heure, le
Procureur de la République a requis 2 mois de prison ferme et un an de privation de droits civiques.
Le jugement sera rendu le 1er avril prochain.

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