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Une étude britannique semble prouver que les anti-dépresseurs ne sont pas efficaces. Qu'en pensez-vous ?



frederique
Cette question a été posée par Frédérique, le 27/02/2008 à à 10h12.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Communiqué de presse.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 


La meilleure réponse



 carter a écrit [28/02/2008 - 20h49] 
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carter

Ironie? tant pis, je prend ça avec philosophie :-D Histoire a...



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Réponses



 Frédérique a écrit [27/02/2008 - 10h12] 
Frédérique

La France détient le record de consommation d'anti dépresseurs. Et pourtant, leur efficacité semble de plus en plus controversée.




Il y a un temps pour tout......


 eretria a écrit [27/02/2008 - 10h57] 
eretria

:-o Je ne pense vraiment pas que ce soit le cas. Mais n'est ce pas justement une excuse, afin de nous faire comprendre que l'on devrait diminuer notre consommation d'antidépresseurs, parce que soit disant ils ne servent à rien et que peut-être les médecins nous leurrent en prescrivant un placebo? Il est vrai qu'en France cette consommation est dense, et ça n'est pas la Sécurité Sociale qui dira le contraire!! de plus dans le contexte actuel de plus en plus de gens auront recours à un traitement contre la déprime. Personnellement, j'ai un traitement depuis plusieurs années, et croyez moi que, si je ne prends pas ces foutus comprimés ne serait-ce que pendant deux jours je cours à la catastrophe ! L'état de manque est tel, que l'on dirait une toxico qui n'a pas eu sa dose...Alors inefficacité ou état psychologique? C'est un peu comme les traitements homéopathiques, certains sont persuadés que cela soigne mieux qu'un médicament, alors que d'autres ont essayé et trouvé que c'était totalement nul. Cela pour vous dire qu'à ce jour , si les médicaments anti-dépresseurs n'étaient pas si efficace que ça, pourquoi les malades ressentent-ils cet état de manque quand ils ne les prennent pas? Et pourquoi faut-il parfois pour certaines personnes faire une cure de sevrage quand le traitement a duré un certain temps? Messieurs les anglais vous n'êtes pas fute-fute c'est connu




J'ai perdu m'quinzaine..!


 Frédérique a écrit [27/02/2008 - 11h15] 
Frédérique

J'ai quand même le sentiment qu'il s'agit d'une drogue, qui plus est, remboursée par la sécu.. Je ne doute pas que ces traitements puissent, dans certains cas, être utiles. Je suis par contre, effarée de voir les "effets secondaires" comme le nombre de suicides. Je pense que nos médecins ont la main légère et que les protocoles ne sont pas respectés.




Il y a un temps pour tout......


 carter a écrit [28/02/2008 - 02h36] 
carter

Hélas! Cette idée circulait déjà en aparté chez de nombreux scientifiques. Cela fait bien 10 ans que des chercheurs dénoncent le fonctionnement de la "preuve" médicale basée sur le test en double aveugle...
Pour comprendre pourquoi de nombreux scientifiques actuels remettent en cause de nombreuses "vérités " médicales; on se doit de faire un tour en épistémologie scientifique...

Pour démontrer qu'un médicament est efficace, les chercheurs actuels pratique le test de "double aveugle"; c'est à dire qu'il vont donner la molécule active (le médoc) et un placébo à deux groupes de cobayes sans que ces derniers sachent si ce qu'on leur donne est le principe actif ou le placébo. Il suffit ensuite de comparer les résultats entre le groupe "placebo" et le groupe "principe actif" pour savoir si le medoc fonctionne ou pas...
L'idée étant qu'un médicament marche s'il fonctionne mieux que l'efficacité d'un placebo (c'est à dire mieux que l'imagination du patient qui peut s'autoguerir s'il croit que le produit qui le soigne est efficace)

Or, des chercheurs estiment qu'il un un BIAIS énorme dans cette méthode: contrairement à ce que l'on nous dit, le patient peut identifier le placebo ou la molécule active!
Pourquoi? Parce que le placebo que l'on leur donne (généralement du sucre) ne produit pas d'autres effets lorsque le sujet l'ingurgite! Du coup, le cobaye peut identifier si ce qu'on lui donne est vraiment le principe actif ou non: tout médicament efficace a des "effets secondaires" non souhaités (assèchement de la bouche, nausée ,etc) et leur non apparition peut vous faire douter de ce que l'on vous donne.

Ce qui sous entend que le cobaye dans les recherches médicales peut identifier si on lui donne ou non un placebo! du coup, il peut augmenter artificiellement l'efficacité du principe actif (du genre "je teste depuis une semaine un médoc censé améliorer ma mémoire. J'ai plus soif que d'habitude. Il m'ont donc donné une molécule actif. Je suis dans le "bon" groupe! C'est fou comme ma mémoire a augmenté!" et comme le mec a plus confiance; il pulvérise ses résultats en test de mémoire. Sauf...QUE LE MEDOC Y EST POUR RIEN!)

Bref, certains chercheurs estiment que pour tester l'efficacité d'un médicament, il faut le comparer avec un placebo QUI REPRODUISENT LES EFFETS SECONDAIRES DU PRINCIPE ACTIF. Si on test un médocs dont les effets secondaires sont la diarrhée; le placebo doit aussi produire des diarrhées de tel sorte que les cobaye ne puissent distinguer le principe actif du placebo...

Du coup, c'est bien toute la recherche scientifique qui est peut être à refaire...Or quels medocs semblent prédisposer à avoir connu une erreur dans sa validation?
Pour nos chercheurs critiques, les antidépresseurs semblent être les médocs les plus "potentiellement faux"! Pourquoi?

Parce qu'il est aberrant en terme d'explications scientifiques: on veut dit qu'un antidépresseur augmente ou empêche la recapture d'un neurotransmetteur (généralement GABA ou sérotonine). Si tel est le cas; son effet devait être...immédiat!
Or toute le monde le sait: il faut un certains temps du genre trois semaines avant que l'antidépresseur fonctionne...Pourquoi?
A vrai dire, il n'y a pas de réponse logique avec la théorie...l'effet devrait être immédiat s'il empêche la recapture ou augmente le neurotransmetteur. âpres tout, les drogues -genre cocaïne- ont font autant et il ne faut pas trois semaines avant qu'elles fonctionnent...
Du coup, il y avait de fort chance que nous ayons affaire à un placebo! En trois semaine, n'importe quel dépressif a le temps d'aller mieux,non????

Bref, c'est bel et bien toute la recherche médical qui vit sa révolution épistémologique. Si tel est le cas, une flopée de prix Nobel risquent de tomber au mains de ces chercheurs dissidents...Et le pire est qu'il remettent beaucoup de "verités " actuelles à leurs place...mais chut! j'ai un ami qui fait sa thèse dessus et veut être le premier à poser le "bordel" en fac...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [28/02/2008 - 03h44] 
carter

tiens! il est amusant de voir que la réponse d'Eretria est une preuve de la problématique soulevée par ces chercheurs!

"c'est efficace parce qu'on relève des effets secondaires comme l'accoutumance" nous dit-elle en somme. Or l'accoutumance ne prouve pas l'efficacité d'un médicament sensé être efficace pour le dépression! l'accoutumance est un effet secondaire, exclusivement! D'autres produits comme l'alcool en font de même; mais ils ne sont guère connus comme antidépresseurs (à tord; l'alcool produisant une montée de GABA dans le cerveau: d'où la désinhibition ressentie )

Bref, Eretria aurait, si elle avait été cobaye en double aveugle, identifiée la molécule active: sa "bonne intuition" lui faisant comprendre qu'un médoc qui marche a forcement des effets indésirables!
Or ce n'est pas l'effet indésirable que l'on teste; mais l'effet désirée: ici, le bien-être. En recherche, et pour éviter les raisonnement à la Eretria -en fond, très humains-; on aurait du tester la molécule censée être efficace sur la dépression avec un placebo provoquant les mêmes effets secondaires (accoutumances, etc.)

or c 'est justement ce que l'on fait pas!




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 eretria a écrit [28/02/2008 - 12h01] 
eretria

;-) Placebo ou pas, il est clair que mon comportement à réellement changé, l'anxiété qui me tenaillait inlassablement à disparu c'est vrai Carter.! Crois tu vraiment que "certains" antidépresseurs ne soit pas efficace ? En tout cas je suis persuadée que cela m'a aidé même si c'est inconsciemment. Je ne ressens plus ces crises de panique que j'appréhendais chaque fois que je devais sortir, alors que l'on dise qu'un anxiolitique n'est pas efficace peut être, mais si ça peut redonner une vie "normale" aux dépressifs alors ne faisons pas croire aux malades que son traitement lui ai inutile. C'est déjà bien assez difficile pour eux comme ça ...




J'ai perdu m'quinzaine..!


 carter a écrit [28/02/2008 - 16h08] 
carter

C'est que, chère Eretria, on ne remet pas en cause l'efficacité des antidépresseurs mais l'explication de son efficacité...Nuance... Est-ce l'effet placebo ou impactent-ils vraiment sur les processus neuropsychologiques?

Mais bon, c'est un pavé dans la marre que nos chercheurs dissidents ont lancé là! Il est évident qu'il y' aura une joli polémique entre le pour et le contre...La reflexion simple et honnête montre que leurs arguments tiennent la route (si les cobayes à des tests médicaux peuvent prévoir la nature du médoc donné; c'est toute les précautions en recherches qui sont à revoir...)

Et n'en déplaise aux patients traités; la science a un devoir de vérité et elle ne peut passer outre à son épistémologie pour ne pas blesser les âmes sensibles...
Autrement, je prend un simple exemple:on apprécierait encore la lobotomie qui a valu le prix nobel à son inventeur et dont, soyons certains, l'inefficacité avéré de cette pratique a du blesser tout ceux qui sont passés sur le billot...

Bref, l'argument est un peu fallacieux, non?




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [28/02/2008 - 16h13] 
carter

ceci dit...l'etude britannique ne vient pas de rien. Elle fait suite à une autre étude américaine qui se basait sur ce postulat...Bref, comme je l'ai dit; ce débat n'est pas nouveau et a l'amont de l'APA (association des psychiatres americains). C'est trop récent pour être connu du grand public mais cela est bien symbolique des doutes des chercheurs anglo-saxons...
évidemment, les français sont à la traine...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 eretria a écrit [28/02/2008 - 20h45] 
eretria

:( Merci Carter pour tes extraordinaires explications, suis toute penaude ....... et perplexe tu es un sage .




J'ai perdu m'quinzaine..!


 carter a écrit [28/02/2008 - 20h49] 
carter

Ironie? tant pis, je prend ça avec philosophie :-D
Histoire a suivre...
En fait, j'ai decouvert le pot au roses en parcourant des sites américains de thérapies.
ceci dit, pour la dépression, la mindfulness a obtenu d'extraordinaires résultats
site clé: http://www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness/

et puis les omégas 3 ont prouvé leurs effets sur le long terme...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 eretria a écrit [28/02/2008 - 20h54] 
eretria

;-) Non non ça n'est pas de l'ironie, loin de là et merci pour le lien je vais y faire un tour.




J'ai perdu m'quinzaine..!


 Darken Spirit a écrit [09/03/2008 - 18h44] 
Darken Spirit

Tout ce que je sais des anti-dépresseurs c'est qu'ils rendent irritable. Affaire à suivre...




"Ma réalité est intérieure"


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